Quatuor

Icare

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Quatuor Icare

Violons : Pascal Jolivet
Anne Magaud
Alto : Bertrand Le Conniat
Violoncelle :Virginie Bedrine

Répertoire

Bax - Beethoven - Bliss - Bonnal - Brahms - Cras - Debussy - Datshkovsky - Haydn - Houdy - Katchaturian - MartinùMozart - Prokofiev - Ravel - Richter - Schubert - Sibelius - Turina - Piazolla



Sir Arnold BAX

Sir Arnold Edward Trevor Bax est né en 1883 à Streatham, dans la banlieue londonienne (UK). Issu d'un milieu bourgeois cultivé, Arnold Bax fut éduqué à la maison, mais il entra à l'âge de seize ans au Hampstead Conservatory, où il eut en particulier comme professeur Cecil Sharp (1859-1923), qui fut à l'origine de la « Renaissance folklorique » en Angleterre au début du vingtième siècle, puis à la Royal Academy of Music de Londres, où il fut l'élève de Tobias Matthay (1848-1955), de Julian Egerton (1848-1955) et de Frederick Corder (1852-1932) . Il séjourna par la suite en Irlande, où il découvrit l'oeuvre du poète William Butler Yeats, qui l'influença profondément par la suite ; il éprouvait également une grande attirance pour la littérature nordique, en particulier pour celle de l'écrivain norvégien Bjørnstjerne Bjørnson. Sa musique est très profondément marquée par la musique populaire celte, et plus particulièrement irlandaise, et nordique ; il avait d'ailleurs pour Jean Sibelius une très grande admiration, admiration qui fut réciproque. Arnold Bax est mort en 1953 à Cork (Irlande).


Vernon Handley : "Bax est limpide dans la structure, dans la forme , mais très complexe quant à l'accent"

Quintette pour quatuor à cordes et harpe

Le quintette pour quatuor à cordes et harpe pourrai être qualifié de "romantique", Bax lui même se considérait comme un "romantique attardé" .
Cette oeuvre d'un seul tenant très rhapsodique dégage un parfum automnal pénétrant tantôt flamboyant ou intime, les cinq instruments traités à égalité luttant ou s'associant dans des combinaisons souvent originales. De ce traitement naissent les couleurs et le geste si typiques du compositeur!
Bax "romantique" dans l'expression certes mais aussi profondément moderne dans la forme et les couleurs. Ce quintette est contemporain des premiers succès symphoniques (Nympholept, Tintagel). 

Quatuor à cordes en sol majeur

Éditée en 1918, cette oeuvre, dédiée au célèbre compositeur  sir Edward Elgard fut l'un des quatuors anglais le plus joué entre les deux guerres, très apprécié pour son caractère franc et populaire.
Son auteur, Irlandais d'adoption a enrichi le discours de nombreux éléments folkloriques  collectés ou inventés, notamment dans son final très festif ou les premiers auditeurs ne s'y sont pas trompés.L'ensemble dégage un sentiment de sérénité et de fraîcheur toute classique, s'emportant et s'assombrissant tel le ciel d'Irlande.

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Ludwig von BEETHOVEN

Quatuor n°3 en Ré Majeur op.18

Ce quatuor, achevé fin 1798, fut en réalité le tout premier des quatuors à cordes composé par le jeune Beethoven. Il est dédié, ainsi que toute la série, au prince Lobkowitz. Œuvre contemporaine de la célèbre sonate "Pathétique" pour piano, cette pièce présente d'emblée une grande homogénéité, refusant l'hégémonie d'un instrument. Sa structure et son langage (nuances soutenues avec accents heurtés et écriture virtuose) sont déjà très caractéristiques de l’écriture Beethovenienne.

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Sir Arthur BLISS

Quintette pour clarinette et cordes (1931)

Comme dans beaucoup de travaux de Bliss l'inspiration d'un grand artiste était un stimulus puissant dans la composition du Quintette de Clarinette. Dans ce cas c'était Frederick Thurston qui, ensemble avec le Quartette Kutcher, a donné la première exécution à la maison du compositeur en décembre 1932. Il a été consacré à l'ami du Bonheur le fourgon de compositeur Bernard Dieren. Clairement Bliss a aimé la clarinette et significativement c'était l'instrument de son frère Kennard, Qui avait été tué dans la Première guerre mondiale. Comme le quintette était le travail suivant à être composé après des Héros du Matin, le requiem manifestement public du Bonheur pour son frère aimé, il est possible de le voir comme une nouvelle expression de sa perte. Sans aucun doute le travail est un de ses accomplissements les plus excellents.
Comme Mozart et Brahms dans leurs quintettes de clarinette, Bliss a choisi une clarinette à cause de ses tons plus soyeux. Dans un cours de 1932 il a décrit les qualités de l'instrument : ' La clarinette a une façon curieusement diverse d'expression, étant capable de ressembler à trois instruments différents. Dans son registre(enregistreur) le plus haut c'est brillant et le percement, avec un son de trompette presque pincé; dans sa moyenne octave c'est joliment pur et expressif, avec un clair accordent même ; dans son registre(enregistreur) le plus bas c'est aigu dans le son, avec une qualité sombre, éplorée et plutôt creuseLa clarinette a une façon curieusement diverse d'expression, étant capable de ressembler à trois instruments différents. Dans son registre(enregistreur) le plus haut c'est brillant et le percement, avec un son de trompette presque pincé; dans sa moyenne octave c'est joliment pur et expressif, avec un clair accordent même ; dans son registre(enregistreur) le plus bas c'est aigu dans le son, avec une qualité sombre, éplorée et plutôt creuse. C'est un instrument immensément agile, capable de gamme dynamique extrême, s'étendant à un fort puissant au plus doux pianissimo. '
On entend la clarinette à l'effet expressif au début du premier mouvement avec un solo prolongé(étendu) cantilena. Progressivement, dans une façon que le Bonheur assimilé à une conversation, les autres instruments vole dans tendrement la répercussion de la mélodie de la clarinette pour produire un Web(tissu) de contrepoint lumineux. Sûrement pour la beauté pure cette ouverture doit se classer parmi le plus mémorable dans la musique de chambre vingtième-siècle ? Mais, comme souvent avec le Bonheur, la sérénité que marque le premier mouvement est contrasté avec des caprices en tout sinistres dans les rythmes lancinants, des fanfares semblables au martial et les dissonances de scherzo dramatique(spectaculaire) réussissant. Une mélodie de violon de solo fournit au Contraste d'intensité douloureuse, Qui est suivi par un passage pizzicato avant les retours de drame. Au coeur du travail est le mouvement lent songeur qui grandit de l'expression de violon syncopée simple au début. La gamme expressive pleine(complète) de la clarinette est exploitée aux longues lignes rubicondes et des arabesques décorées comme la musique s'accélère à une apogée dans le centre du mouvement. Après ce point central une mélodie sarabande-semblable majestueuse mène à un retour de l'idée principale. Qui est suivi par un passage pizzicato avant les retours de drame. Au coeur du travail est le mouvement lent songeur qui grandit de l'expression de violon syncopée simple au début. La gamme expressive pleine(complète) de la clarinette est exploitée aux longues lignes rubicondes et des arabesques décorées comme la musique s'accélère à une apogée dans le centre du mouvement. Après ce point central une mélodie sarabande-semblable majestueuse mène à un retour de l'idée principale. Dans le finale principalement insouciant et effervescent.

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Bonnal

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Johannes BRAHMS

Quintette pour clarinette et cordes, en si mineur op.115

Ce superbe et chaleureux quintette fut composé rapidement, dans le même temps que le trio op.114, au cours du printemps et de l’été 1891 à Bad Ischl. La partition fut créée le 24 novembre à la cour ducale de Meiningen. Les premières auditions publiques eurent lieu, à Berlin les 10 et 12 décembre : l’accueil fut si enthousiaste qu’on refusa du monde le 12.

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Jean CRAS

Quatuor

Jean Cras (prononcer Crasz) est né en 1879 à Brest. Après avoir été baigné dans une atmosphère musicale, il entra à l'École navale à l'âge de dix-sept ans, commença ses embarquements à la mer, où il consacrait ses heures de loisirs à composer. En 1919, une profonde et étroite amitié s'établit avec Henri Duparc (1848-1933), qui le considérait comme le « fils de son âme ». Pendant deux ans, il fut professeur d'architecture navale, et inventa alors une règle qui porte son nom, la « règle Cras », récemment détrônée par le GPS. Il embarquait toujours son piano droit sur chacun des navires à bord desquels il servit, et c'est par exemple à bord du cuirassé Provence qu'il commandait qu'il composa « Journal de bord », que Rhené-Baton dirigea aux Concerts Pasdeloup en 1928. Contre-amiral, il devint major général de l'arsenal militaire du port de Brest, où il s'éteindra le 14 septembre 1932, emporté en 3 jours par une maladie foudroyante

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Claude DEBUSSY

1er quatuor en sol mineur op. 10

C’est en 1892 que Debussy - il avait atteint la trentaine - entreprit la composition de ce qui resterait son unique quatuor, à peu prés en même temps que le chantier du Prélude à l’après midi d’un faune. Le rapprochement de ces deux œuvres est extrêmement significatif : tandis que le Faune recèle tant de promesses d’avenir, le Quatuor reste lourd d’un passé encore récemment appris. C’est la première œuvre de véritable maturité artistique. L’ouvrage eu le privilège d’une création par les soins du fameux quatuor Ysaye le 29 décembre 1893 à Paris. L’accueil fut assez froid : la critique, dans son ensemble, fut troublée par les nouveautés de l’harmonie et des sonorités.

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Y. DATSHKOVSKY

Hebraic dance

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Joseph HAYDN

Quatuor en Ut Majeur op.20 n°2

Ce quatuor apparaît comme le plus romantique des six, en particulier par ses sonorités. De plus, au travers de cet opus, Haydn combinera de façon optimum les principes baroques avec l’articulation et le charme classiques. L’imitation des styles anciens ne devint jamais, pour autant, un but en soi.


Quatuor « les quintes » op.76 n°2 en ré m

L’opus 76 de 1797 forme, avec l’op. 20 de 1772, les deux plus prestigieuses séries de quatuors de Haydn. Chopin disait « que l’expérience y a donnée cette perfection que nous y admirons ». Ces ouvrages concentrent en eux l’enseignement de toute une vie, mais découvrent toujours de nouveaux horizons.
Ce quatuor, un des quatuors les plus joués de Haydn, tire son surnom des deux quintes descendantes entendues dès l’abord et qui constituent la matière thématique du 1er mouvement, concentré et austère. Le menuet est parfois appelé « Menuet des sorcières » en raison de son caractère sardonique.

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Houdy

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Katchaturian

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Martinu

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Wolfgang Amadeus MOZART

Quatuor en ré mineur KV. 421 « L’un des six quatuors dédiés à Haydn »

Achevé le 17 juin 1783, ce quatuor nous apporte l’un des messages les plus touchants et les plus directs de Mozart. L’atmosphère d’ensemble, qui fait prédominer les teintes sombres, peut être qualifiée d’élégiaque plutôt que de tragique. Suivant une légende bien établie, l’œuvre aurait été conçue durant la nuit où Constance donna à Mozart son premier fils. Effectivement la rédaction en a été terminée à ce moment-là ; mais Mozart portait en lui depuis de longs mois déjà, la pensée de ce bouleversant témoignage de solitude intérieure.


Quintette pour clarinette et cordes en la Majeur K. 581

De tous les instruments, on associe très étroitement Mozart et la clarinette. C’est à l’intention de son ami intime, Anton Stadler, que Mozart composa le trio, le quintette et le concerto. Durant l’année 1789, Mozart écrivit ce quintette en proie à une solitude artistique et humaine grandissante, incompris et oublié du public viennois, en butte à d’angoissantes préoccupations financières aggravées par les constantes maladies de sa femme. En ces mois bien tristes, sa production est bien moins abondante qu’ultérieurement.
Donné pour la première fois le 22 décembre 1789, le Quintette « à Stadler », fut la première œuvre de l’histoire de la musique à associer la clarinette au quatuor à cordes. Cette création donna lieu à une magnifique descendance dans ce domaine avec Weber, Brahms et Max Reger. Cependant, la perfection de l’œuvre Mozartienne reste insurpassée car elle exploite à fond toutes les possibilités de timbre et d’expression de l’instrument, particulièrement son registre grave. Ce quintette est une œuvre heureuse, tendre et toute vibrante de douce chaleur humaine. La clarinette s’intègre miraculeusement à l’ensemble instrumental et jamais ne relègue les archets au rang d’accompagnateurs

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Prokofiev

 

 

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Ravel

Quatuor à cordes en Fa M op. 35

 

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Franz Xaver RICHTER

Quatuor n°1 en Do Majeur op.5

Ce quatuor (probablement composé au cours de l‘année 1757) est contemporain des premiers essais de Haydn et de Boccherini. L‘écriture est ici plus équilibrée que les quatuors de la même époque, émancipant notamment le violoncelle de son rôle de basse continue. Richter s'écarte des formes préétablies et réussi, comme peu d'autres au XVIIIième siècle, à synthétiser dynamisme et statisme. La grande force de sa musique réside dans ses profondeurs statiques, jamais synonymes d'immobilité, et desquelles surgit un agogisme enflammé et une énergie lumineuse.

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Franz SCHUBERT

Quatuor n°14 en ré mineur D. 810 “ La Jeune fille et la Mort”

Ecrit simultanément au quatuor en la mineur (mars 1824), il ne fut cependant exécuté, pour la première fois, que le 1er février 1826 dans l’incompréhension générale. Malgré cette réticence, Schubert tenta en vain de faire éditer sa partition, qui ne fut d’ailleurs pas publiée de son vivant.
Cette oeuvre doit son nom à son deuxième mouvement, qui est un thème et variations basé sur le lied « Der Tod und das Mädchen » D. 531, que Schubert avait composé en 1817 sur un poème de Mathias Claudius.
Le quatuor lui emprunte son titre, mais également la tonalité funèbre de ré mineur.


« Quartett-Satz » n°12 en do mineur - D 703

1820, dans la vie de Schubert, fut une année sombre entre toutes ; une année d’angoisse devant le présent, au cours de laquelle aucune œuvre entreprise ne fut menée à terme. Témoin ce mouvement de quatuor, 3ème œuvre inaboutie du mois de décembre. Le musicien composa le 1er mouvement puis commença un 2ème mouvement qu’il interrompit dès la 40ème mesure. La 1ère audition eut sans doute lieu en 1821 dans un cercle privé, à Vienne. Bien que tronquée, l’œuvre semble marquer une étape dans les recherches d’écriture, tant au plan de la forme que celui de l’expression individuelle.

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Jean SIBELIUS

Quatuor « Voces intimae » en ré mineur op.56

C’est le seul ouvrage de musique de chambre de grande envergure issu de la période de maturité de Sibelius (1909). L'une des principales caractéristiques de son style est l'utilisation fréquente de motifs courts continuellement modifiés et qui se muent finalement en mélodies complètes. Pour Sibelius, l'important était « la logique profonde créant des liens entre tous les motifs », soit une évolution organique.

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Joaquin TURINA

Oracion del torero op.34 (1925) « Prière du torero »

C’est une des pages les plus fameuses de Turina, la rédaction d’origine, presque jamais entendue hélas, s’adresse pourtant à un quatuor de luths. Ici, Turina respecte ses limites d’authentique miniaturiste. La pièce se compose d’une brève introduction dramatique, d’un paso-doble (qui ne saurait manquer dans cette évocation tauromachique), d’un andante lyrique très émotif, interrompu par une péripétie violente (drame de l’arène ?), d’un lento qui est le sommet expressif de l’ouvrage (la prière, à n’en pas douter), enfin d’une reprise assourdie du paso-doble se fondant pour finir dans le lento. Turina lui-même raconte les circonstances qui lui inspirèrent cette page : la vision d’un torero en prière dans la chapelle jouxtant l’arène, tandis que la foule excitée s’impatientait déjà sur les gradins.

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Astor PIAZOLLA

Four, for tango

Composé en 1987 et édité en France en 1989, cette pièce utilise différents modes de jeu. Elle est représentative du style propre à Piazzolla nommé « Tango nuevo ».

Astor Piazzolla est né en 1921 à Mar del Plata, puis arrive à New York en 1924 avec ses parents. Il commence l’apprentissage du bandonéon dès 1929. Au début des années 50, pensant se lancer dans la musique classique, il se rend en France et rencontre Nadia Boulanger au conservatoire de Paris.
De retour, en 55, à Buenos Aires, il utilise ce qu’il a appris de Ginastera et de Nadia Boulanger, ainsi que les phrasés empruntés au jazz, et surtout il fait swinguer le tango. Bien sûr c’est un tollé de la part des conservateurs du tango conventionnel mais il ne changera plus et jouera désormais la carte du tango moderne.
Cela lui vaudra une reconnaissance internationale ... Il meurt en1992.

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